L'arrondissement serait-il tombé en panne de locomotive pour le tirer ? ...
« Béthune nous pose problème », déclarait hier Michel Dagbert en réagissant aux critiques de son opposition. à la fois pour assumer l'embauche de son frère comme chauffeur en tant que
président de la société d'économie mixte Adévia (lire notre édition de dimanche), « en toute transparence », et pour démentir les ambitions qu'on lui prête aux prochaines élections
législatives. « Non, je n'ai pas de vocation parlementaire », insistait le maire de Barlin. « Ce qui ne m'empêche pas d'avoir une opinion sur Béthune et de l'exprimer. »
« Saint-André est un homme de gauche »
Une opinion dans la tonalité de celle de l'opposition socialiste béthunoise, mal remise d'avoir perdu l'hôtel de ville, et des instances dirigeantes de la communauté d'agglomération, du
département et de la région, mais avec des nuances. « Je suis convaincu que Stéphane Saint-André est un homme de gauche. Je le connais depuis longtemps », affirme Michel Dagbert du
haut de ses trente et une années d'adhésion au PS.
« Mais il a pris une décision malheureuse en 2008 dans la conception de son attelage municipal, ce qui l'a conduit à une situation qui risque de s'aggraver lors des prochaines échéances,
les élections régionales de mars 2010. » Vue de Barlin et vue du siège du conseil général, « Béthune n'est pas en capacité de jouer le rôle qui est le sien, n'est pas en capacité
d'assumer les responsabilités de chef-lieu de l'arrondissement. » Et cela, constate-t-il, est perçu bien au-delà des frontières de l'agglomération. Ce qui, à ses yeux, est très
préjudiciable à la veille de la réforme que l'on promet aux intercommunalités et où les enjeux portent sur la configuration de la région dans dix ou quinze ans.
Furieux du commentaire attribuant son accès à la présidence d'Adévia (société d'économie mixte gérant un budget de 1,2 milliard d'euros) à la guerre d'influence que se livreraient le maire de Lens et le maire de Liévin, Michel Dagbert rappelle que sur l'affiche de sa première campagne pour les cantonales, en 2002, il était photographié entre les deux hommes. Et qu'il compte travailler avec l'un comme avec l'autre pour faire de l'ex-bassin minier, de Cauchy-à-la Tour au Douaisis, une identité forte au sud de la métropole lilloise sur la carte régionale de demain. • Source la Voix du Nord
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Jean-Michel ROSE, 


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