
Jean-Michel ROSE, le
blog! 

Les conseillers municipaux auchellois auront bien mérité un peu de repos après le houleux conseil municipal de lundi soir, le dernier avant les vacances.
Les visages rayonnaient mercredi en mairie pour la signature de la convention ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine). Une convention qui va permettre la réhabilitation du quartier
Vandervelde et l'aménagement de la cité 3.
L'ANRU, a été créée dans le but de simplifier les procédures et les financements des actions de rénovation des quartiers fragiles classés en ZUS (zones urbaines sensibles) ou présentant des difficultés socio-économiques.
Richard Jarrett et son équipe ne pouvaient dès lors pas laisser échapper « cette opportunité » dans le contexte économique actuel.
« La tâche est immense et la manne de l'État serait insuffisante face aux besoins aigus de nos communes si, dans notre région, la Région Nord - Pas-de-Calais et Artois Comm. ne mettaient pas
la main au portefeuille. La commune d'Auchel ainsi que les bailleurs sociaux, pour une bonne part, contribueront à l'effort. Il s'agit d'un investissement global de plus de 12 millions
d'euros hors taxes. Les Auchellois verront le projet se réaliser de 2009 à 2012 », ont résumé les interlocuteurs.
De nouveaux logements
À la charge de Pas-de-Calais Habitat, 43 logements seront démolis dans la ZAC des Provinces. 27 y seront reconstruits et 75 autres réhabilités.
En dehors du cadre strict de l'habitat, l'école maternelle Les Cèdres sera rénovée à hauteur de 500 000 euros et 1,6 million d'euros seront consacrés à aménager l'existant ainsi qu'à améliorer le cadre de vie de la cité des Provinces. Seize logements seront édifiés, dans un premier temps, par le Logement rural dans le territoire associé de la Cité 3.
Ce même quartier verra 2,4 millions d'euros investis pour la réalisation d'une Maison des associations et d'une crèche. Un effort tout particulier sera porté sur la diminution importante, dès la conception, des charges locatives, par une meilleure maîtrise des frais de fonctionnement et d'entretien.
Jean-Michel Bédécarrax, le sous-préfet de Béthune, a qualifié l'ANRU de « chantier du siècle, qui doit permettre de rendre l'espoir et d'exprimer la solidarité nationale ».
Alain Wacheux, coiffé de sa casquette de président d'Artois Comm., a lui souligné qu'« il ne suffit pas de démolir et de reconstruire l'habitat, mais aussi de créer les conditions du mieux vivre ensemble, car l'important c'est l'humain. » Régis Nowak, responsable du projet ANRU pour la commune, attend l'étude technique du plan d'aménagement et la validation du projet par les élus pour la fin juin. Les premiers logements seront accessibles dès 2010. •
> Les contributions financières.- De l'État : 2,3 millions d'euros HT ; de la Région : 2,6 millions ; d'Artois Comm. :
900 000 E ; de la commune : 1,5 million ; du bailleur social : 4,3 millions.
Source Voix du Nord
Le conseil municipal était divisé jeudi soir sur le choix du nom que porterait la nouvelle voirie, faisant la jonction entre l'impasse Rémérand et la rue Raoul-Briquet. Richard Jarrett, maire, a
proposé le nom de son ancien premier adjoint, Paul Benoit, décédé en décembre 2006. Sa proposition a recueilli 26 voix. Celles de l'opposition ont respectivement obtenu 2 ou
3 voix.
Pas moins de quatre noms ont été proposés pour la dénomination de la rue qui débouche sur l'impasse Rémerand (photo ci-contre), dont les travaux d'aménagement viennent de s'achever. Les trois groupes d'opposition avaient chacun le leur. Benoît Broutchoux, anarcho-syndicaliste fondateur de la CGT dans le bassin minier du Nord Pas-de-Calais, pour les élus de la liste Agir pour Auchel (Jean-Luc Lambert et Didier Rollin) Marcel Paul, ministre et créateur de GDF et d'EDF, pour ceux de la liste communiste L'Avenir ensemble autrement (Maurice Distinguin et Cindy Poirier) et pour terminer, Roland Delassus, ancien président du club de tennis de table, pour les socialistes de la liste Tous unis pour Auchel (Christelle Fauchet, Jean-Michel Rose et Nelly Casarico). Les propositions de l'opposition ont été balayées par la majorité mais Richard Jarrett, le maire, a déclaré que ces propositions pourront bientôt être inscrite à l'ordre du jour du conseil puisque de nouvelles rues seront baptisées une fois le programme ANRU achevé.
> Défense incendie.- Une citerne devait être installée dans le quartier de Saint-Pierre, pour un montant de travaux estimé à 55 000 E. L'état abondait l'opération à hauteur de 11 000 E. L'aménagement du programme immobilier dit, du bois de Saint-Pierre, modifie la donne. En conséquence, le projet de citerne tombe à l'eau. La nouvelle option consiste à remplacer la canalisation d'eau potable.
Le montant des travaux est le double mais le SACRA prendra à sa charge la moitié du coût de l'opération, soit 55 000 E HT.
> Dotation de solidarité urbaine.- Près de 780 000 E ont été versés à la ville au titre de la DSU en 2008. Le fonctionnement de la halte-garderie en a consommé 170 000 E. Le reste a permis de financer des actions en faveur de la culture. Christelle Fauchet a proposé au maire d'étendre les possibilités de ventilation de la DSU, notamment pour alimenter la caisse des écoles d'une part, et pour améliorer les équipements collectifs dédiés aux personnes âgées d'autre part. La proposition n'a pas suscité de commentaire.
> Subvention.- L'Association de parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) a obtenu une aide de 200 E .
> Garantie d'emprunt.- LTO a obtenu la garantie de la ville concernant la construction de 8 logements avenue du Mont de Lozinghem. Le montant du prêt s'élève à 218 000 E, sur une durée de cinquante ans.
> Musique dans les bars.- Dans le cadre de la fête de la musique, les groupes amateurs investiront neuf bars de la commune. Les bars seront défrayés à hauteur de 100 E par groupe.
> Mise en vente du local qui abritait le CCAS.- Situé 30, place Jules-Guesde, cet immeuble fait partie du patrimoine historique de la ville et figure sur de nombreuses cartes postales. Son état de délabrement suppose des travaux conséquents. La ville a décidé de s'en séparer. Le prix des domaines avoisine les 30 000 E.
> Saison culturelle.- La municipalité a décidé d'allouer près de 70 000 E pour financer la programmation. Son contenu sera dévoilé le 25 juin à 19 heures au ciné-théâtre. La population est invitée à s'y rendre afin de prendre son abonnement. Ce qui implique aussi les élus d'opposition, lesquels ne recevront pas d'invitation, pas plus que ceux de la majorité. « Faut être un peu dégourdi, c'est quoi cette opposition », s'est indigné Richard Jarrett face aux critiques.
> Feu d'artifice du 14 Juillet.- Le maire a confirmé la rumeur. Il n'aura pas lieu cette année, l'argent sera versé aux grévistes de Faurecia. Maurice Distinguin a fait savoir qu'il
aurait préféré qu'on supprime un spectacle au ciné-théâtre plutôt que le feu d'artifice.
source voix du nord
Adepte des conseils municipaux à grande vitesse, Richard Jarrett était enthousiaste jeudi soir à l'idée de proposer un voyage express en « Municipalie », beaucoup plus sinueux qu'à son
habitude.
Renégociation de la dette, dossier ANRU, dénomination de rue, festival du jeu, saison culturelle, ces « contrées » de la vie municipale figurant sur la carte du jour ont été traversées
à un train d'enfer. La nausée gagnait des élus de l'opposition. Mais les plaintes de Maurice Distinguin, telles des escarbilles, n'atteignaient pas le conducteur de cette locomotive, lancée à
pleine vitesse. Richard Jarrett était seul maître à bord.
Pour preuve, lorsque la délibération sur la mise à disposition du petit train touristique apparut à l'horizon, seule Christelle Fauchet a eu le temps de souffler un : « Pour une fois qu'il nous rapporte quelque chose... » Le petit train de la discorde, comme elle le qualifie, va être mis à disposition de l'association La Scyrendale le week-end prochain pour le son et lumière de Ferfay.
Puis des cris d'indignation se sont élevés lorsque Richard Jarrett a mis aux voix une convention avec Véolia, puis dans la foulée une seconde avec Air Liquide. Maurice Distinguin attendait une réponse du maire. L'attitude du communiste a été considérée comme un refus de vote.
De nouvelles protestations ont fusé lorsqu'il s'est agi de délier les cordons de la bourse auchelloise. L'enveloppe destinée à la saison culturelle 2009-2010 s'élève à 86 300 E (hors assurance,
réceptions et frais divers). Celle allouée au festival du jeu se monte à 11 000 E. Pour certains élus d'opposition, ces montants, quoique revus à la baisse, restent trop élevés. Adjoint fantôme Le maire a aussi invité le conseil à l'autoriser à renégocier comme il l'entend trois emprunts, pour un montant cumulé de 9 ME.
Jean-Luc Lambert n'y tenait plus : « Nous sommes contre. L'affaire est trop sérieuse pour être confiée à une seule personne. C'est tout de même curieux que dans cette ville de 10 000
habitants, il n'y a pas d'adjoint aux finances ! » Richard Jarrett s'est cette fois laissé aller à un : « Je prendrai toute décision dans l'intérêt et l'économie de la ville. Un
tas de maires sont mis en examen. J'en suis pleinement conscient ! » Didier Rolin y est aussi allé de sa doléance concernant le dysfonctionnement des commissions. « Quand
allez-vous nous inviter ? C'est obligatoire ! » Et le maire de se fendre d'un commentaire lapidaire : « Quand vous serez invité, on vous le fera savoir !
» Moins virulente, Christelle Fauchet a reconnu plusieurs vertus aux décisions du maire, s'abstenant lorsque les autres groupes d'opposition votaient contre.
Sensible à cette « ouverture », Richard Jarrett a décidé de faire une halte sur le gros dossier de l'ANRU, dont les bienfaits rejaillissent autant sur le maire que sur la
conseillère régionale socialiste. Christelle Fauchet n'a pas été coupée lorsqu'elle a pris la parole pour expliquer en quoi Daniel Percheron avait contribué à faire voter une subvention de 2,6
ME (20 % du montant global) pour le projet de démolition - reconstruction de la barre Artois (47 logements). L'ensemble de l'opération s'élève à 12,1 ME. La ville d'Auchel
déboursera 1,8 ME dans l'affaire.
Loin de se satisfaire de l'aubaine, Maurice Distinguin s'inquiète pour les locataires. « Ils seront certes relogés dans des logements neufs mais les loyers risquent d'exploser, y
compris pour les ayants droit. » Les deux socialistes ont démenti. Richard Jarrett, lui, détaillera ce dossier lors de la signature officielle de la convention ANRU,
le mercredi 10 juin. •
> La suite de notre compte rendu dans une prochaine édition.
L’amendement de Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP qui vise à donner la possibilité aux salariés de poursuivre leur contrat de travail par le télétravail, pendant un arrêt maladie, ou
maternité par exemple, est hallucinant.
Ce n’est pas l’œuvre d’un franc-tireur, car le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, ce matin à la radio a reconnu avoir été informé de l’initiative de F. Lefebvre, et que cela était une
bonne idée qui répondait à une demande. Il soutient cette proposition qui sera débattue demain soir lors de la discussion à l’Assemblée nationale.
Faire travailler un salarié lors d’un congé maladie est une remise en cause des dispositions de protection des salariés, dont l’essentiel date de la fin du XIXè siècle. Présenter cet amendement sous le sceau du respect du volontariat devient une démarche systématique quant l’UMP veut modifier notre modèle social : c’est le cas du travail du dimanche, du travail jusqu’à 70 ans, du renoncement aux congés payés ou du prêt de salariés à une entreprise.
Tout cela pose des questions de fond :
Il y a contradiction dans le discours du président de la République et de l’UMP quand ils vantent la résistance de notre économie à la crise, grâce à notre modèle social et qu’ils déréglementent chaque jour ce modèle
Hier soir, le symbole avait du sens. Peut-être parce que les sondages prédisent déjà, sinon une déroute identique, au moins un score en demi-teinte pour le PS. Rien d'étonnant alors à ce que
Catherine Génisson (1e secrétaire du Pas-de-Calais), Jean-Louis Cottigny (2e sur la liste PS), et même Martine Aubry, aient invoqué chacun à sa manière la geste mitterrandienne. « Mitterrand
était venu nous dire que ce ne sera jamais facile pour le monde du travail, qu'il faudra toujours nous battre », rappelle Jean-Louis Cottigny. Car se battre, c'est bien de cela qu'il s'agit,
« à 18 jours d'une élection historique », insiste quant à lui Gilles Pargneaux qui a fait le boulot pour la 1e secrétaire en tançant cette « Europe libérale en échec, qui nous a
entraînés dans une crise sociale sans précédent ». Et le patron de la fédé du Nord de garantir du changement si une majorité socialiste sortait des urnes. « Nous mettrons en oeuvre un
véritable plan de relance de 100 milliards d'euros, un salaire minimum européen, une politique industrielle. Nous protégerons les services publics... ». « Une Europe du bonheur »,
ose même Gilles Pargneaux. Et si le verdict était contraire ? « Ce sera la droite et le libéralisme ».
À la tribune, Martine Aubry reprend « la menace » au bond, agitant elle aussi le chiffon rouge en dressant le parallèle entre la politique de Nicolas Sarkozy et celle de Barroso, le
président de la Commission. « Si la majorité ne change pas au Parlement européen, la déréglementation va continuer comme avant », assène le maire de Lille, qui appelle au « vote
utile et efficace », posant le programme socialiste en ultime recours crédible. « Toutes les listes qui auront 8 à 10 % des voix n'auront aucun représentant. Ce serait voter pour
Sarkozy ». Une pierre dans le jardin de ceux qui seraient tentés par les extrêmes ou le MoDem et une piqûre de rappel pour les éventuels abstentionnistes
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